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ESSAIS

Histoire de la géopolitique entre la Chine continentale et Taiwan au 20e siècle

De la consistance du modèle politique « un pays, deux systèmes » dans la perspective du rattachement de Taiwan à la Chine

24 mars 2009

Résumé : La fin des années du 20e siècle a vu s’effondrer tout l’édifice des démocraties populaires de l’Europe de l’Est. Dans ce contexte agité, la Chine populaire fournit l’image d’un navire apparemment insubmersible, peu affecté par l’agitation populaire – à l’exception de la révolte étudiante du printemps 1989 à Pékin. Doit-on en conclure que l’appareil communiste chinois sera le seul à échapper à la déconfiture ? L’opposition des systèmes tant politiques qu’économiques régnant dans les différentes « Chines » (Chine continentale et Taiwan) font penser que l’avenir d’une Chine réunifiée est incertain.
Mots-clés : « un pays, deux systèmes » ; réunification de la Chine ; Chine continentale et Taiwan
Abstract : The end of the years of the 20th century saw collapse all the structures of the people’s democracies of the Eastern Europe. In this context agitated, the people’s China provided the image of the unsinkable ship apparently, little affected through the people’s agitation – particularly the student’s – of 1989 in Peking. Shall we therefore conclude that the Chinese communist apparatus will be the only one to escape to the failure ? The opposition of the political as well as economic systems reigning in the different « Chinas » (mainland China and Taiwan) remind that the future of the one reunified China is uncertain.
Keywords : « one country, two systems » ; reunification of the China ; mainland China and Taiwan






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Au moment où l'Europe de l'Est s'adapte à la démocratisation à une allure étonnante, le régime communiste chinois, semble-t-il, n'a pas réagi jusqu'à maintenant pour répondre à ce formidable courant de la dernière décennie du 20e siècle.1 Rome ne s'est pas fait en un jour, et certes, la réunification de la Chine est un problème complexe. Mais, comment le régime communiste chinois peut-il faire croire à sa bonne volonté pour réaliser la réunification par des moyens pacifiques, puisqu'il refuse obstinément d'abandonner le recours à la force pour ce faire ? Comment le gouvernement de Taiwan peut-il exercer une influence positive sur le régime communiste chinois pour témoigner à tous les compatriotes continentaux de ses expériences de succès ? Comment les autorités des deux rives du Détroit peuvent-elles se manifester une compréhension mutuelle et créer une ambiance beaucoup plus favorable à la réunification ? Il semble bien que pour la Chine continentale le modèle proposé pour régler les questions de Taiwan soit « un pays, deux systèmes ».2 L'idée est la suivante : après la réunification de la Chine, le 1.3 milliard d'habitants du continent vivra sous un système socialiste, alors que les populations de Taiwan continueront de vivre dans une société capitaliste. Cette idée propose aussi un règlement pacifique des questions internationales.

Le modèle « un pays, deux systèmes »

Suivant la ligne fondamentale du marxisme, qui veut qu'on recherche la réalité dans les faits, les communistes chinois ont étudié l'histoire et la situation actuelle de Taiwan, en tenant compte du fait que le monde actuel en est à une étape historique caractérisée par la coexistence à long terme de deux systèmes, capitaliste et socialiste,3 et de ce que la Chine s'emploie de toutes ses forces à développer son économie, à pratiquer une politique d'ouverture, à établir des zones économiques spéciales, à ouvrir sur l'extérieur les villes côtières et à utiliser activement les capitaux étrangers. Tout cela constitue en effet un complément et un catalyseur pour l'économie socialiste.4 Et c'est en vertu de tout ceci que les communistes chinois ont formulé le concept « un pays, deux systèmes », pour réaliser la réunification pacifique de la patrie. La mise en pratique de cette décision devrait être profitable aussi bien à la population de Taiwan qu'au peuple chinois tout entier.5

Déjà, c'est le cas de Hongkong en 1997, selon la Déclaration conjointe sino-britannique signée en 19846, et en vertu de la formule « un pays, deux systèmes ». L'organisation socio-économique et le genre de vie, ainsi que les lois en vigueur à Hongkong, restent fondamentalement inchangées ; la région administrative spéciale de Hongkong conserve son statut de port franc et de territoire douanier indépendant, ainsi que son statut de centre financier international ; elle peut entretenir et développer des relations économiques et culturelles et signer des accords dans ces domaines, la propriété privée et les droits légitimes des investisseurs étrangers étant protégés par la loi, tandis que le gouvernement de la région administrative spéciale est assuré par des autochtones.7

Pour le peuple chinois tout entier, cette situation devrait contribuer à la modernisation socialiste de la Chine, laquelle a un grand besoin de capitaux, de technologies et de méthodes de gestion avancées. La stabilité et la prospérité de Hongkong sont favorables à la politique d'ouverture de la Chine. Par ailleurs, Hongkong, en tant que centre financier et commercial international et centre de communication et de transports, joue dans la région Asie-Pacifique un rôle plus important de jour en jour. En outre, en tant que région administrative spéciale bénéficiant d'un haut degré d'autonomie, Hongkong peut mieux coordonner ses activités et coopérer avec les ports de Shanghai, de Dalian, de Tianjin et de Guanzhou, tout en constituant pour le pays entier un accès au marché international et en développant les rapports économiques avec les pays étrangers.8

Le règlement du problème de Hongkong selon le principe « un pays, deux systèmes » est aussi profitable aux pays étrangers concernés, à commencer par la Grande-Bretagne, car, premièrement, il lui permet de mettre fin à sa domination coloniale sur Hongkong, et de gagner une réputation politique dans le monde ainsi que d'être appréciée par les peuples du monde ; deuxièmement, selon l'accord sino-britannique, les intérêts économiques britanniques à Hongkong sont pris en considération et les britanniques travaillant dans les services publics, la police et dans les organismes gouvernementaux de Hongkong peuvent conserver leurs postes, sans changement de traitement. Troisièmement, la cooperation économique et culturelle sino-britannique peut se développer davantage sur une base d'égalité et d'avantages réciproques. Pour la Grande-Bretagne, la Chine représente un grand marché potential, grâce à son veste territoire, sa nombreuse population, la richesse de ses ressources naturelles et ses efforts de modernisation.

Le règlement pacifique du problème de Hongkong s'avère aussi profitable à de nombreux autre pays, à commencer par les États-Unis, le Japon, le Sud-Est asiatique, l'Australie, etc.9

En somme, l'idée « un pays, deux systèmes », telle qu'elle est conçue par les communistes chinois, se base sur les quatre conditions suivantes :

1. Il s'agit d'un modèle de transition pour le règlement des questions de Hongkong et Taiwan.

2. La Chine continentale continue à suivre la voie socialiste. Les systèmes capitalistes appliqués à Hongkong et Taiwan ne sont que des accessoires pour l'économie socialiste de la Chine continentale et ils ne peuvent jamais amener cette dernière à opter pour le capitalisme.

3. Ce système est avantageux pour les communistes chinois dans le contexte de la modernisation.

4. Une coexistence et une compétition pacifique sont, à l'heure actuelle, possibles entre les systèmes socialiste et capitaliste. Cette proposition a pour but initial de faire baisser la garde au monde capitaliste face à la menace communiste.

Ces quatre conditions sont étroitement liées à l'édifice idéologique des communistes chinois.10 L'idée « un pays, deux systèmes » a été vigoureusement propagée par les médias de Pékin depuis que la Chine continentale et la Grande-Bretagne produisirent une déclaration conjointe sur Hongkong le 26 septembre 1984. Cette idée, qui fut aussi formulée par Chao Tzuyang, premier ministre communiste chinois à l'époque, dans son rapport sur le travail du gouvernement qu'il délivre lors de la session du 6e Congrès national du peuple le 15 mai 1984, n'est pas un expédient ou un projet trompeur.11

La sauvegarde de la paix du monde sera-t-elle un objectif prioritaire pour les communistes chinois ? Il semble que dans la confrontation entre le monde occidental et le bloc communiste, le monde occidental dit « libre » suive la stratégie de l'équilibre des pouvoirs, alors que le bloc communiste s'applique à « diviser pour conquérir ». La tactique typique du front uni des communistes chinois est de s'allier avec l'ennemi secondaire pour vaincre l'ennemi principal, ou de s'allier avec l'ennemi de demain pour défaire l'ennemi d'aujourd'hui.12

Ambiguïté du modèle

A l'heure actuelle, les communistes chinois affirment qu'il est nécessaire d'utiliser les mérites du système capitaliste pour réformer leur propre système et faire progresser la civilisation matérielle socialiste dans le pays. Tout comme ils ont déclaré qu'il sera possible au capitalisme et au socialisme de « coexister, de s'entraider, de se renforcer mutuellement et de s'engager dans une compétition pacifique »13. Ce changement d'attitude vis à vis du capitalisme n'a pour but que de promouvoir l'idée « un pays, deux systèmes ». Concrètement, les dirigeants chinois envisagent l'établissement de zones économiques spéciales, puis l'ouverture de quatorze zones côtières aux investissements étrangers, afin d'absorber et d'utiliser les points favorables du capitalisme, tout en poursuivant l'effort de promotion d'une civilisation spirituelle sur le continent. De cette manière, « il n'y aura aucun besoin de s'inquiéter au sujet de l'économie chinoise dans soixante ou soixante-dix ans »14.

Lors d'une conférence des principaux cadres responsables des affaires chinoises d'outre-mer, du 28 décembre 1979, et à laquelle participait Liao Chengchih, ancien dirigeant chargé de ces affaires, celui-ci déclara :

« Après la réunification pacifique avec la Chine, Taiwan devra finalement suivre la voie socialiste. Il est exagéré de croire que sous la direction d'un parti prolétarien, la Chine puisse mettre en œuvre un système socialiste d'un côté du détroit de Taiwan en même temps qu'un système capitaliste de l'autre. Cependant, à l'heure présente, notre premier but consiste à réussir la réunification pacifique pour mettre fin à cette séparation qui a duré plus de trente ans. Pourtant, tandis que les autorités et nos compatriotes de Taiwan, ainsi que la majorité des Chinois d'outre-mer refusent encore d'accepter notre système socialiste, notre insistance sur le socialisme ne fera que rendre plus profondes les incompréhensions et produira de nombreux facteurs défavorables à la réunification. C'est pourquoi, tactiquement, nous devons éviter les paroles creuses au sujet du socialisme. Il faut d'abord démontrer la nécessité de la réunification sous l'angle des intérêts nationaux, de l'avenir de notre pays, de l'espoir du monde et des aspirations de tous les Chinois de Chine et d'ailleurs. Puis nous devons rendre la situation parfaitement claire en nous fondant sur la géopolitique, les liens du sang, la culture et l'histoire du développement de Taiwan ».15

L'histoire récente des relations internationales montre que la seconde guerre mondiale a légué au monde quatre pays divisés : l'Allemagne, la Corée, la Chine et le Vietnam. La division entre la Chine continentale et Taiwan est la conséquence d'une guerre civile, les autres pays cités ayant connu des situations diverses.16 Cependant, l'évolution de ces quatre pays divisés montre des caractéristiques communes :

1. Intérieurement, ces entités politiques divisées n'ont pas seulement fondé un gouvernement stable et permanent à l'intérieur du territoire sous leur contrôle, elles ont déclaré aussi être le seul gouvernement légitime du pays en question. En même temps, elles ont créé à l'intérieur du domaine qu'elles contrôlaient des systèmes politiques, économiques et sociaux totalement différents et opposés. On peut donc dire que pendant de nombreuses années, la confrontation entre les deux côtés ne s'est pas fondée uniquement sur une lutte pour le pouvoir entre deux adversaires semblables, mais sur un conflit global entre deux systèmes idéologiques et culturels. Les problèmes politiques internes sont ainsi devenus des questions internationales.

2. Du point de vue des relations externes, les problèmes de réunification pour les pays divisés ont cessé d'être des problèmes internes et sont devenus des questions internationales très complexes. Les deux parties de ces pays divisés ont développé d'étroites relations politiques et militaires avec les blocs de l'Est et de l'Ouest. Ils ont façonné des alliances de sécurité substantielles ou formelles avec l'une des deux superpuissances. C'est ainsi que le problème de la réunification et l'éventualité de conflits militaires est devenu une partie de la sécurité ou de la défense stratégique régionale ou même globale. De fait, on s'est retrouvé avec des entités politiques indépendantes et reconnues comme telles par le monde entier.

La question d'une éventuelle réunification de la Chine devrait être examinée ici sous trois aspects :

D'abord, nous avons examiné que l'état du contentieux sino-britannique à propos de Hongkong est un contentieux colonial, né de la Guerre de l'Opium.17 Le destin de Hongkong (comme de Macao) semble définitivement réglé : l'un et l'autre territoire réintègrent le bloc chinois, respectivement en 1997 et 1999.

Ensuite, pour la question de Taiwan, elle est de loin le problème le plus épineux. Taiwan est un véritable défi à la face des communistes chinois, avec sa situation économique florissante, mais aussi une armée puissante, qui a, semble-t-il, réussi jusqu'à présent à dissuader toute tentative sérieuse de reprise en mains par Pékin. A l'égard de Taiwan, on a pu assister à une série de volte-faces dans le discours communiste, tantôt conciliant, tantôt menaçant, la confrontation entre les deux « Chines » étant apparemment arbitraire par le bloc occidental, notamment par les États-Unis.

Enfin, nous avons examiné le grand saut dans l'inconnu auquel se prépare l'ensemble des territoires chinois, et ce, dans la perspective d'un effondrement complet du bloc communiste et de la disparition d'un certain nombre de chefs historiques particulièrement âgés, on pense notamment à Deng Xiaoping. Un fait important semble avoir frappé les observateurs : l'étonnante stabilité du monolithe chinois, peu ou pas ébranlé par les mouvements sociaux qui, ailleurs, n'ont pas mis longtemps à balayer les appareils communistes. Cette stabilité semble s'appuyer sur des traditions millénaires, héritées des empereurs de Chine. L'Empire du Milieu semble, plus que jamais, mériter son surnom : ce qui amène à aborder la question sur le plan de la dialectique entre structure et conjoncture.

Sur le plan structurel, la Chine semble être une combinaison entre lourdeur impériale et rigidité marxiste ; la structure ayant toujours le dernier mot sur la conjoncture, peut-on imaginer un instant que le régime de Pékin envisage de recevoir en son sein un pôle de capitalisme aussi puissant que Taiwan ? Ce serait créer un précédent pouvant amener un effet de tâche d'huile, dans un empire où les revendications tant sociales (ex. Étudiants de Pékin en 1989) qu'ethniques ou régionales (ex. Tibet) ne sont pas rares.18 Mais par ailleurs, la Chine fait l'objet d'une cour assidue de la part des grandes nations capitalistes, convaincues de la volonté d'ouverture vers l'Ouest des maîtres de Pékin.

De fait, l'attitude conciliante des puissances occidentales semble bien constituer le nœud du problème. En effet, la Chine n'a-t-elle pas réussi, à force de pression et en faisant miroiter aux Occidentaux les énormes avantages que recèle son immense marché d'un 1.3 milliard de consommateurs, à évincer Taiwan sur le plan diplomatique, le tout sans rien concéder sur le fond ? Le fait que les pays occidentaux aient tenu à poursuivre le rapprochement économique avec Pékin, après avoir émis quelques protestations à la répression de 1989 à Pékin, ne peut être interprété par les dirigeants chinois que comme un encouragement à persévérer dans leur attitude intransigeante.

Dans un tel environnement, l'avenir de Taiwan est loin d'être radieux, et la politique de front uni pourrait n'être qu'un des innombrables ballons d'essai sortis de l'imagination des « empereurs communistes ». 19Une adaptation purement opportuniste, qui ne devrait rien changer à l'essentiel.

Cela dit, il n'a pas échappé aux dirigeants communistes que Taiwan tire son importance stratégique essentiellement de son poids économique. Or l'imposition d'un système totalitaire à ce paradis du capitalisme pourrait très vite provoquer une hémorragie des cerveaux et des décideurs telle que le régime de Pékin pourrait très vite réaliser que, par son inertie, il aura tué la poule aux œufs d'or. Le moins qu'on puisse en dire est que la question de l'unification de la Chine, c'est la bouteille à l'encre.

 

Bibliographie

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Notes

1 Voir l'ouvrage de Soulet, Jean-François, Histoire de l'Europe de l'Est, Paris, Éditions Armand Colin, février 2006, 261p.

2 Voir le Journal China Daily, février 2004 ; voir le texte de Masson, Michel, « Pékin et la question de Hongkong » dans revue Esope no.436, La Documentation française, 1984, pp. 21-28(extraits), sur« l'ambition de Deng d'achever de son vivant la réunification de la Chine que Mao n'a pas terminée (la reprise de Hongkong servant de modèle à la réunification).

3 Voir www.News.cn,sur le Journal "splendid China" , octobre2007.

4 Voir www.viewcn.com et www.huaxia.com, 2008.

5 Voir Revue Problèmes politiques et sociaux, sur « la chronologie 1830-1984 » : « Hu Yaobang, Secrétaire du parti communiste chinois, en 1982, se référa à la théorie léniniste des "contrats" : il suffisait d'adopter le schéma d'un pays à deux systèmes sociaux pour régler le problème de la réunification avec Taiwan ainsi que le retour de Hongkong et de Macao sous la souveraineté chinoise », no 506, Paris, la Documentation française, 1984, p A7.

6 Voir « Déclaration commune du gouvernement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord et du gouvernement de la République populaire de Chine sur la question de Hongkong », Documents d'actualité internationale, Paris, no 22, novembre 1984, pp.441-449.

7 Voir « The Further Development of Representative Gouvernment in Hongkong », Department of State Bulletin, Vol.84,no 2092, USA, Nov.1984, p.56.

8 Voir Cordellier, Serge, Le dictionnaire historique et géopolitique du 20e siècle, Paris, Éditions La Découverte, novembre 2000, 736p.

9 Ibid.

10 Voir l'article de Liu, Chaochia :"La pratique d'un pays, deux systèmes", Université de Hongkong, 2007.

11 Voir Masson, Michel, « L'avenir de Hongkong : Chronique mai 1982-mai 1984 » , Esope, Paris, no. 436, , la Documentation française, pp.21-28(extraits).

12 Voir l'article de Lee, Hsienjung, « Un pays, deux systèmes à Hongkong », Colloque de « l'Indépendance de Taiwan », Professeur à Taiwan, février, 1997.

13 Voir Journal de Hongkong, Wen Wei Pao, 18 juillet 1984, p.2.

14 Ibid.

15 "Between Lion and Dragon", (Entre Lion et Dragon), Asiaweek, Hongkong, octobre 1984, traduit de l'anglais par la Documentation française, p.33.

16 Voir Le dictionnaire historique et géopolitique du 20e siècle, Cordellier, Serge, Éditions La Découverte, Paris, novembre 2000, 736p.

17 Voir l'ouvrage de Chen, Jerome, China and the West : society and culture 1815-1937, Bloomington, Indiana University Press, 1979, 450p.

18 Voir l'article de Tan, Boonkean, "One country, two systems for Tibet ?", in revue d' Asian Views, mai 2008.

19 Voir l'ouvrage de Peyrefitte, Alain, L'Empire immobile, Le choc des mondes, Paris, Fayard, 1989, 556p.

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