Revue Web - Rubrique

CRÉATIONS

Cet espace présente des textes d’écrivains, ainsi que des travaux d’artistes engagés dans les évolutions créatives produites par les nouveaux outils numérique.

A l'intérieur des articles, la colonne de droite opère un croisement thématique avec d’autres publications du site, donnant des éclairages différents, selon divers modes d’expression et de réflexion, sur un même sujet.   

COMPTE TENU DES DONNÉES

Norbert Godon


Consacrés aux rapports entre écriture et compilation de données, les textes de ce recueil ont pour objet commun d’investir la forme de la liste en résonnance avec les pratiques computationnelles. Au-delà des questions purement formelles que soulèvent les rapports de l’écriture à la constitution d’inventaires, l’enjeu est ici de rassembler différents gestes littéraires qui rendent compte d’un certain état de la langue, travaillée de l’intérieur par les pratiques du traitement ou de la compulsion de (...)

Toujours en ligne sur Facebook

Peppe Cavallari


Aujourd'hui, Facebook est vraiment ennuyeux. Il n'y a rien, rien de rien, rien du tout. Une amie voyage seule en Écosse et publie les photos de ses repas : hier elle a pris du bacon au petit-déjeuner, aujourd'hui aussi. Un ami se marie après dix ans de fiançailles, les invités le congratulent en écrivant presque tous la même chose : félicitations, vous êtes merveilleux ! Il y a l'ami qui s'inquiète pour son chien malade, celui qui a acheté une nouvelle voiture et celui qui craint (...)

L’appel des Syrts

Emmanuel Ruben


Résumé : La littérature-monde et les écrivains voyageurs, postulant un primat du réel, tendraient à nous faire croire que la littérature se ferait du dehors, ils rêvent une littérature sans frontières, globalisée, de plain pied avec le monde. Manifeste ? Pamphlet ? Appel de sirènes ? Et si la littérature, cette utopie, n’était jamais ailleurs que là où les écrivains se sont hélés, par-delà les frontières géographiques, historiques, linguistiques – dans la bibliothèque, dans la chambre des cartes, là où les Syrts sont un rivage, un piémont, qui sait, un peuple ? Abstract : World literature and travel writers, assuming the primacy of reality, tend to make us believe that literature could be made from outside, they dream of a literature without boundaries, globalized, in direct contact with the world. Manifesto ? Pamphlet ? Sirens’ Call ? And if literature, this utopia, was nowhere but in a place where the writers call each other, beyond the geographical, historical, linguistic boundaries – in the library, in (...)

Réflexion autour de Délicat contact #1

Damien Beyrouthy


Résumé : Dans cet article, je propose une réflexion sur le rapport contemporain entre corps et espace en m’appuyant, en tant qu’artiste-chercheur, sur ma dernière création, Délicat contact #1. J’y explore la représentation du rapport corps/espace, avec la notion d’instabilité comme fil rouge du développement. Elle est observée à plusieurs niveaux : visuel, expérimental et structurel. Le tout est également abordé globalement et renvoie à un quatrième niveau : celui du dispositif. Chaque niveau permet de dégager une sorte d’instabilité différente : le visuel renvoie au pulsatile, l’expérimental (l’interactivité) évoque la métastabilité, le structurel (notamment dans la construction du décor) montre le composite, et l’ensemble désigne l’une des instabilités numériques – la panne. Ces différentes sortes d’instabilité sont ensuite mises en parallèle avec le concept du contemporain, développé par Lionel Ruffel, avec lesquelles elles partagent de nombreuses caractéristiques. Mots clés : Installation vidéo, interactivité, (...)

Risk of Poetry

Parham Shahrjerdi


Risquer la poésie est un texte qui se tisse dans le poème. Se voulant écriture, il met en danger la science de la littérature ainsi que la littérature scientifique. Ici aucune formule du passé ou dépassée ne s’écrit ni ne fait loi. Ce texte, ne s’épuise pas dans l’immédiateté d’une interprétation, dans la passion ou le bavardage d’une explication de texte, au contraire, il donne à patienter (dans) le poème, il s’ouvre au poème, ouvre le poème et enfin, il reste ouvert, et laisse ouvert le poème ouvert en soi. Il se montre ouvrant ouvertement, se rendant oreille, s’avance ouïement. Risquer la poésie tente de parler sans parler en trois langues (français, anglais, persan). Ici chaque langue cherche sa propre langue : absente, perdue, mutilée. Aucune langue ne cherche à traduire l’autre. Trois textes donc, déliés, affranchis. Un texte s’écrit maintes fois. On en garde quelques traces. Leur ressemblance ? Une absence de ressemblance les rassemble. Et tout cela accompagnant une littérature qui vient. Que cette (...)

Licantropía (Itinerario para una novela) / Lycanthropie (Itinéraire pour un roman)

José Giménez Corbatón


Resumen : Licantropía (Itinerario para una novela) es una larga narración hecha de documentos verdaderos y de falsos documentos. De voces de personajes, entra las que se cuenta la del propio novelista. De itinerarios vitales y de itinerarios literarios. De manuscritos reales y de manuscritos inventados. De cartas auténticas y de ficciones en forma de cartas. De cuentos, de confesiones, de exabruptos, de panfletos, de vodeviles, de fotos hechas de palabras y de fotos verídicas. El conjunto es un puzzle, un complejo artefacto que exige la complicidad del lector, y que el autor ha ideado para recrear la vida y la obra de otro autor maldito, Petrus Borel, y una época, y una ciudad, y un posicionamiento. Licantropía (Itinerario para una novela) tiene algo de manifiesto intelectual. En el fragmento elegido, Petrus, rodeado de amigos –Liszt, Victor Hugo, Théophile Gautier o Jean-Louis (personaje extraído de la obra de Petrus, que el autor de la novela hace pasar por real)-, evoca, mientras la (...)

Poemas / Poèmes

Antonio Ansón


Pertenecientes al volumen Este mensaje es para ti que tienes mucha soledad como yo, Madrid, Huerga y Fierro, 2000. Próximamente aparecerá la edición francesa en edición bilingüe en esta misma editorial de Toulouse, Le Grand Os, en traducción de Aurelio Diaz-Ronda. Ces poèmes appartiennent au volume "Ce message est pour toi dont la solitude est aussi grande que la mienne", Madrid, Huerga y Fierro, 2000. L’édition française bilingue paraîtra chez "Le Grand Os" (Toulouse). Traduction Aurelio Diaz-Ronda.

El huérfano/ L’orphelin

Carlos Castán Andolz


Relato extraído de "Frío de vivir", Barcelona, Salamandra, 1997, reedición 2004. Fragmento traducido por Odile Bouchet. Récit extrait de "Frío de vivir", Barcelone, Salamandra, 1997, réédition 2004. Fragment traduit par Odile Bouchet.

Les Saules pleureurs

Gwen Garcia


Résumé : À partir du mois d’octobre 2003, j’ai commencé un petit carnet dans lequel je consignais impressions et sensations suscitées par mon état de profond désespoir, ma grosse dépression - je ne vois pas pourquoi je m’interdirais d’user du terme médical -, ou le(s) caractérisant. Ce qui a motivé le commencement de ce carnet était notamment le texte de Clément Rosset, Route de nuit. Route de nuit est considéré, d’après ce que j’ai pu lire çà et là, comme remarquable en ce qu’il retranscrirait avec une acuité particulière l’état dépressif, en ce que Rosset y ferait montre d’une qualité d’auto-observation qui ne serait pas évidente au cœur de la dépression. Or je ne me suis pas du tout reconnu dans le texte de Rosset.

Neun Gedichte von neun zeitgenössischen Iranischen Dichtern

Parham Shahrjerdi


"La phrase – la littérature – est orale." Philippe Lacoue-Labarthe. Avant de parler sur la littérature iranienne, la rendre accessible – ici, en l’occurrence, la rendre audible –, la mettre à disposition, lui consacrer un espace littéraire, lui donner une nouvelle langue, en somme, la reconnaître. Il existe en effet une littérature iranienne contemporaine, la traduire est un acte de témoignage. Neuf poèmes de neuf poètes iraniens contemporains sont ici rassemblés, traduits et dits. Il s’agit donc d’un florilège qui se veut le miroir de ce qui s’écrit actuellement, à l’extrême contemporain, c’est-à-dire de poètes vivants qui continuent, chacun à leurs manières, de donner de la vivacité à la poésie iranienne. Neuf poètes, neuf poèmes, neuf mondes, neuf approches du langage, du monde, neuf façons de faire de la poésie, neuf tentatives pour démontrer que la poésie a raison (...)

Uruguay, la nostalgie a de l’avenir

Eric Sarner


Résumé : Le Rio de La Plata, c’est de là que je pars, de ce fleuve aux teintes jaune terre et bleue, déguisé en mer. C’est ainsi que commencerait l’Uruguay, tandis que le regard glisse tout au long de la Rambla. De ce pays, le plus petit du continent, que sait-on ailleurs ? Pas grand chose, une prairie serrée entre deux colosses, l’Argentine et le Brésil, généralement rien. « Et encore un peu moins ! » lance Mirtha, en m’accueillant. Je suis à Montevideo au cœur de la ville basse, souvent étale que j’ai traversée il y a des années. En retrouvant Mirtha, une amie du premier voyage, je reconnais ce qui me touche ici, un mélange de lucidité et de dérision. Un proverbe dit « Il y en a qui ont de la chance et d’autres qui naissent en Uruguay ! ».

El veneno de la risa / Le venin du rire

Félix Teira Cubel


Resumen : Arturo, un joven informático aficionado al teatro, regresa al domicilio familiar turbado por la muerte de su abuelo. Pronto descubre un inquietante parecido físico y gestual con el difunto. Las revelaciones del viejo y la sensualidad de su prima Carla, con quien ha compartido el viaje, chocan con la vulgaridad cotidiana. El veneno de la herencia y la posibilidad de imitar a los protagonistas de “Ada o el ardor” viajando por el mundo aceleran la trasformación del joven. Arturo descubre asombrado que desprecia a sus padres y aborrece su pasado mediocre. El poderío de las ensoñaciones y el fuego frío de la ambición sacuden como un temblor su vida anodina. Résumé : Arthur, jeune informaticien amateur de théâtre, revient à son domicile familial, perturbé par la mort de son grand-père. Soudain il remarque une ressemblance physique et gestuelle inquiétante avec le défunt. Les révélations du vieillard et la sensualité de sa cousine Carla, avec laquelle il voyage, se heurtent à la vulgarité (...)

Maths

Andrew Sutcliffe


Arnaud essuie du doigt la fine couche de poussière de craie qui s’est déposée sur la vitre de sa montre. Le cadrant est carré, sans chiffres, ni repères conventionnels. Un bijou simple, le premier achat qui trahisse sa préférence pour tout ce qu’il y a d’élégant. L’élégance, c'est la raison pour laquelle il a toujours aimé les mathématiques. Depuis son plus jeune âge, sa facilité à manipuler les chiffres l'a poussé à y chercher un outil par lequel mesurer le monde. C'est par le biais de la logique, (...)

Polémoscope

Olivier Apert, Carole Dely


Une invitation d’Olivier Apert et Carole Dely. Forts de la conviction qu’il est une pensée au poème, en poème, nous avons proposé que la poésie dans sa présence de réflexion et de création trouve à Sens public une place originale, en ouvrant cette page ’Polémoscope’. ’Polémoscope’ : l’étymon, ici, devrait parler. Il s’agit bien d’entretenir un rapport batailleur de la pensée du poète avec l’événement & de donner à lire sa vision propre, autre, d’une actualité à long terme dont s’emparent en paroles spécialistes et médias. ’Polémoscope’ : il s’agit aussi d’une petite lunette de théâtre de la fin du 18e siècle, laquelle, par un jeu subtil de miroir interne, permettait de visionner ce qui se passait sur les côtés, dans les loges voisines, tout en faisant croire que l’attention était rivée à l’action se déroulant sur la (...)

Ne pas comprendre

Ilana Feldman


Résumé : En Janvier 2015, dans le cadre de ma recherche postdoctorale sur le travail autobiographique de David Perlov, cinéaste israélo-brésilien, je passe un mois dans la ville de Tel Aviv en Israël. J’y vais avec ma famille – mes parents et ma sœur – et nous louons un appartement. L’après-midi de notre arrivée, une tempête de pluie, de vent et de sable nous empêche de sortir de la maison pendant quelques jours. Confinés dans l’appartement, au milieu des discussions familiales, nous suivons à la télévision les images des derniers évènements. Mais nous ne parlons pas l’hébreu. Perplexes, devant les images de la tempête blanche qui paralyse le pays, nous prenons connaissance de l’attaque contre Charlie Hebdo à Paris, ville où nous venons de passer pour rejoindre Israël depuis le Brésil. Mais nous ne comprenons pas tout. Tout, dans cette situation, devient opaque – de l’écran de télé à la fenêtre, qui ne révèle rien. Mots-clés : Israël, Tel-Aviv, David Perlov, Mémoire Abstract : In January 2015, as part of my (...)

Censure / Censorship

Ali Abdolrezaei


Au massacre de mes mots On arracha la tête de la dernière ligne Et le sang comme l’encre prit la feuille à la gorge C’est la mort qui se couche sur la page Et la vie une fenêtre restée ouverte une pierre la tua Un nouveau fusil a tourmenté le monde Et moi telle une marchandise je suis exporté aux portes de cette rue Je suis toujours cette petite chambre qui quitta la maison /// In the massacre of my words they’ve beheaded my last line and blood ink like is hitting on paper there’s death stretched over the page and life like a window ajar shattered by a rock a new gun has finished off the world and I imported goods like through this alley’s doors am still the very meagre room that emigrated

pures données

Norbert Godon


Consacrés aux rapports entre écriture et compilation de données, les textes de ce recueil ont pour objet commun d’investir la forme de la liste en résonance avec les pratiques computationnelles. Au-delà des questions purement formelles que soulèvent les rapports de l’écriture à la constitution d’inventaires, l’enjeu est ici de rassembler différents gestes littéraires qui rendent compte d’un certain état de la langue, travaillée de l’intérieur par les pratiques du traitement ou de la compulsion de données.

Risquer la Poésie

Parham Shahrjerdi


Risquer la poésie est un texte qui se tisse dans le poème. Se voulant écriture, il met en danger la science de la littérature ainsi que la littérature scientifique. Ici aucune formule du passé ou dépassée ne s’écrit ni ne fait loi. Ce texte, ne s’épuise pas dans l’immédiateté d’une interprétation, dans la passion ou le bavardage d’une explication de texte, au contraire, il donne à patienter (dans) le poème, il s’ouvre au poème, ouvre le poème et enfin, il reste ouvert, et laisse ouvert le poème ouvert en soi. Il se montre ouvrant ouvertement, se rendant oreille, s’avance ouïement. Risquer la poésie tente de parler sans parler en trois langues (français, anglais, persan). Ici chaque langue cherche sa propre langue : absente, perdue, mutilée. Aucune langue ne cherche à traduire l’autre. Trois textes donc, déliés, affranchis. Un texte s’écrit maintes fois. On en garde quelques traces. Leur ressemblance ? Une absence de ressemblance les rassemble. Et tout cela accompagnant une littérature qui vient. Que cette (...)

La poésie fait mal ?

Michel Deguy


Michel Deguy, poète et philosophe, délivre ses réflexions au sujet du faire-mal de la poésie, "occupation la plus innocente" selon la citation de Hölderlin, et nous offre une mise en voix de son texte, enregistrée chez lui en mars 2007 (format mp3).

Somontano 36

Ramón Acin Fanlo


Resumen : Somontano del 36 forma parte del volumen Hermanos de sangre, Madrid, Páginas de espuma, 2006. Una botella de vino Lalanne (la más antigua bodega del Somontano oscense), cosecha de 1936, aparece en la casa de un ruso que participó como camillero en la contienda civil española, formando parte de las Brigadas internacionales. Irina, nieta del ya fallecido combatiente, enseña con orgullo y fervor los recuerdos de su abuelo a unos españoles que viajan hasta Goristy, a orillas del Volga. Los viajeros se sienten fascinados por la reliquia, hermana gemela del ejemplar que hasta entonces se creía único, y que forma parte de la colección de los bodegueros de Barbastro. Llegan a insinuar la compra de la botella. Pero la fuerza del recuerdo apasionado de Irina acaba por imponer la cordura. Résumé : Somontano 36 fait partie de Hermanos de sangre, Madrid, Páginas de espuma, 2006. Une bouteille de vin Lalanne (la plus ancienne cave du Somontano de Huesca), récolte 1936, surgit dans la maison d’un (...)

L’espace numérique (2)

Eric Méchoulan, Marcello Vitali Rosati

L’espace numérique (1)

Eric Méchoulan, Marcello Vitali Rosati

How can a place enter our skin down to the very verb of us

Louise Lachapelle

Une nouvelle de Normandie

Mounia Mostefaoui

Retour de Kiev

Emmanuel Ruben

L’Œ

Gladys Brégeon

CLASSER CALCULER

Marcello Vitali Rosati

Ombre e luci - Chet en noir et blanc


Derushage mortel

David Christoffel

A Gypsy Future

James Tanabe

L’avenir du saltimbanque

James Tanabe

’Le Conte de deux cités’ – La transition du secteur de l’électricité

Ralph Sims

Kes-ce... (Kon-di) ?

Anne Kawala

(Kes-ce...) Kon-di ?

Christophe Marchand-Kiss

Échonomie (création vidéo)

Norbert Godon

Rue Velarde

Sergio Del Molino

Calle Velarde

Sergio Del Molino

Green Trilogy

Abol Froushan

Terror and Other Poems

Ali Abdolrezaei

Pour un bol de nouilles au boeuf

Li Ang

A la recherche de 68

Júlia Lángh

牛肉面 / Nouilles au boeuf

Li Ang

Sous bénéfice d’inventaire et d’invention...

Michel Deguy

Le numérique c’est pas sorcier

Patrick Beurard-Valdoye

Baptême

François Rannou

On ne lit jamais deux fois le même poème, suivi de ’poésies’

Pascale Auger

En guise de machine à continuer le temps

Daniel Pozner

Somontano 36

Ramón Acin Fanlo

Lycanthropie (Itinéraire pour un roman) / Licantropía (Itinerario para una novela)

José Giménez Corbatón

"Something is wrong" dijo el Indio Huenchuyán

Roberto Gac

"Something is wrong" dit l’Indien Huenchuyán

Roberto Gac

Diez escritores españoles reunidos por José Giménez Corbaton

Roberto Gac

De Raíces y Fugas/ Des racines et des fugues

Pilar Nasarre

Poemas / Poèmes

Manuel Vilas

Nembrot

José María Pérez Álavrez

Relatos / Récits

José Luis Rodríguez García

Enrique Vila-Matas pierde pie / Enrique Vila-Matas perd pied

David Mayor

Urco, el perro del mar / Urco, chien de mer

Antón Castro

La Cité des normaliens

Yann Kilborne

La parole au commencement

Carole Dely



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