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CRÉATIONS

Censure / Censorship

1er juillet 2009


Au massacre de mes mots
On arracha la tête de la dernière ligne
Et le sang comme l’encre prit la feuille à la gorge
C’est la mort qui se couche sur la page
Et la vie une fenêtre restée ouverte une pierre la tua
Un nouveau fusil a tourmenté le monde
Et moi telle une marchandise je suis exporté aux portes de cette rue
Je suis toujours cette petite chambre qui quitta la maison
///
In the massacre of my words
they’ve beheaded my last line
and blood ink like is hitting on paper
there’s death stretched over the page
and life like a window ajar shattered by a rock
a new gun has finished off the world
and I imported goods like through this alley’s doors
am still the very meagre room that emigrated






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Censure

Traduction du persan : Parham Shahrjerdi 

 

Au massacre de mes mots

On arracha la tête de la dernière ligne

Et le sang comme l'encre prit la feuille à la gorge

C'est la mort qui se couche sur la page

Et la vie une fenêtre restée ouverte une pierre la tua

Un nouveau fusil a tourmenté le monde

Et moi telle une marchandise je suis exporté aux portes de cette rue

Je suis toujours cette petite chambre qui quitta la maison

Dans ma vie comme mon stylo je suis la mère des lignes de cette page

Les mains du chat sont dansantes

Pour faire courir le rat

A la recherche d'un trou déjà pris

A la suite de la leçon d'école

Je ne suis plus Darâ de Sarah amoureusement

Je suis en train de faire mon nouveau devoir

Barrez-le 

Et dans la fille qui à la fin de ce poème tombe par terre

Bâtissez une maison

Pleine de portes avec des plaies ouvertes

Et entre les côtés de la mort

Comme une chambre qui s'en alla de cette maison devint heureuse

Une fille voulant m'approprier

Jetant des grains dans sa voix s'approchant m'attirant

Et au couvent de son corps

Se tournant  tournant encore derviches mes yeux

Combien les yeux

Ces fosses vides

Au jeu de deux humains ont mille mains

Combien de ce côté de l'existence où je suis je suis de l'autre côté

Tout le monde est l'Iran

 

Maux - père maux - mère mon maux - frère

Pire que des maux je suis

Écrire est plus infertile que moi

Et Londres avec un temps bariolé encore

Attend sœurement

Pour que la mort s'allonge sur mon corps

Pour que la vie me tue encore.

 

Pour le poète dont les mots font la queue mon cœur se déchire

Pour le moineau dont les chants sont coincés dans la gorge

Pour le repos du corbeau n'ayant pas de fil aérien 

Pour moi-même

Quittant la maison comme l'électricité

 

J'étais quelqu'un

J'ai fait l'idiot je suis devenu poète !

 

* * *

Censorship

Translator : Abol Froushan

 

In the massacre of my words

they've beheaded my last line

and blood  ink like is hitting on paper

there's death stretched over the page

and life like a window ajar shattered by a rock

a new gun has finished off the world

and I imported goods like through this alley's doors

 am still the very meagre room that emigrated

I in my life who am pen like to the lines of this meagre page am mother

The cat's paws are still prancing

to scare the mouse

running for the hole they filled

 

In pursuit of the lesson I did at school

I'm no longer Jack the lover to my Jill

I'm doing my new homework

You cross it out

And in the girl who will tumble at this poem's end

build a house

filled with a door open like a wound

and from in-between the edges of death

like a room gone from this house lived happily

a girl who wanting to make me her own

would throw morsels in her voice to tease me over

to the temple of her body

for my eyes to keep whirling and whirling to make a Dervish of me again

How the eyes

these empty sockets

in between the love making of two are thousand handed

 How this side of being where I am is all the more other-sided in Iran

Fathurt mothurt my brothurt !

My condition is more critical than hurt

writing's more emasculated than me

and London with its hair highlights of a weather is still

sisterly awaiting

Death to stretch over my body

for life to kill me again

 

My heart is bleeding for the poet whose queue of words is getting longer

 for the branch less sparrow who's swallowed its twitter

 for the restitution of a crow with no overhead wire

 for myself

 gone from the house like electricity

I was somebody

 Did the foolish thing became a poet !

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