×

Ce site est un chantier à ciel ouvert habité par les éditeurs, lecteurs, auteurs, techniciens, designers de Sens public. Il s'agence et s'aménage au fil de l'eau. Explorez et prenez vos marques (mode d'emploi ici) !

Dossiers2011/03/03

Spectres et rejetons des Études Féminines et de Genres

Informations
  • Résumé
  • Mots-clés (14)
      • Mot-clésFR Éditeur 255 articles 11 dossiers,  
        255 articles 11 dossiers,  
        Mot-clésFR Éditeur 15 articles 4 dossiers,  
        15 articles 4 dossiers,  
        Mot-clésFR Auteur 5 articles 2 dossiers,  
        5 articles 2 dossiers,  
        Mot-clésFR Auteur 1 dossier,  
        1 dossier,  
        Mot-clésFR Auteur 5 articles 1 dossier,  
        5 articles 1 dossier,  
        Mot-clésFR Auteur 4 articles 1 dossier,  
        4 articles 1 dossier,  
        Mot-clésFR Auteur 6 articles 1 dossier,  
        6 articles 1 dossier,  
        Mot-clésFR Éditeur 4 articles 3 dossiers,  
        4 articles 3 dossiers,  
        Mot-clésFR Auteur 11 articles 2 dossiers,  
        11 articles 2 dossiers,  
        Mot-clésFR Auteur 3 articles 1 dossier,  
        3 articles 1 dossier,  
        Mot-clésFR Auteur 1 dossier,  
        1 dossier,  
        Mot-clésFR Auteur 1 dossier,  
        1 dossier,  
        Mot-clésFR Auteur 1 article 1 dossier,  
        1 article 1 dossier,  
        Mot-clésFR Éditeur 6 articles 3 dossiers,  
        6 articles 3 dossiers,  
      Texte

      Le dossier Spectres et rejetons des Études Féminines et de Genres 1 est le deuxième volet de la réflexion entamée dans le dossier Recherches en Études Féminines et de Genres publié à Sens Public en octobre 2008. Il s’agit une fois encore de rendre compte de séances de travail qui ont eu lieu dans le cadre du séminaire de Mireille Calle-Gruber en Sorbonne.

      Cette fois, ce n’est pas la notion de « genres » qui est mise en avant, mais l’adjectif « féminines » : que désigne-t-il après la déconstruction du « féminin » par les théoriciennes du genre comme Judith Butler ? Pourquoi le garder ? Pourquoi ne pas ajouter alors « masculines » ? Et qu’en fait-on au Centre de Recherches en Études Féminines et de Genres de Paris 3 ?

      Le dossier veut en même temps poursuivre la discussion entamée lors de la conférence de Carole Dely qui fut donnée au sein du même séminaire en décembre 2008, et faire écho à son soupçon : « D e la philosophie, et derechef qu’elle fait ma-â-l-e ? » 2 . La question qui se posait était alors : qu’est-ce qu’un Centre de Recherches en Études Féminines et de Genres peut, et doit faire d’une tradition misogyne ? Quel héritage recevoir d’une philosophie édifiée depuis un préjugé injuste et injurieux envers les femmes, une pensée érigée au prix des femmes : corps, désirs, pensées ?

      Les articles qui composent le dossier proposent différentes pistes pour répondre à ces questions. Le style (la pudeur), le ton (l’ironie), le travail littéraire et poétique permettent de prendre le biais de la langue de façon à ne pas se laisser pétrifier par la Méduse et relancer le désir d’expression et d’interprétation. C’est aussi l’occasion de mettre à l’épreuve de la littérature les lieux connotés par la tradition que sont le « féminin », le corps, la maternité, la folie.

      Le titre du dossier, « Spectres et rejetons des études féminines et de genres », interroge ce qui serait une transmission universitaire, philosophique et littéraire au féminin, c’est-à-dire à contre-courant de la logique phallogocentrique de la tradition, inscrivant la réflexion dans la lignée d’Hélène Cixous, Monique Wittig, Sarah Kofman, Mireille Calle-Gruber, Judith Butler, Catherine Malabou, etc.

      *   *   *

      Spectres and offspring in Women and Genders studies

      The dossier entitled “Spectres and offspring in Women and Genders studies’ is the second part of a discussion begun in the dossier “Research in Women and Gender Studies’ published in Sens Public in October 2008.

      The goal of the dossier is also to continue the discussion begun at the conference organised by Carole Dely for the same seminar in December 2008. It is an echo to her suspicions: “regarding philosophy and, once more, that does…’. The question raised was the following: what can and must a research centre for women and gender studies do within a misogynous tradition? Which inheritance can be handed down from a philosophy founded upon unfair and insulting prejudice towards women, a thought established at the cost of women : bodies, desires, thoughts?

      The articles which make up the dossier suggest various ways to tackle these questions ; style, (reserve/ modesty), tone, (irony), literary and poetic work allow to use language in order to avoid being transfixed by the Medusa and to revive a desire for expression and interpretation. It is also the opportunity to put traditionally connoted areas such as “femininity’, motherhood, pregnancy, madness, and melancholy to the test of literature.

      The dossier’s title “Spectres and offspring in Women and Genders studies’ questions what an academic, philosophical, or literary feminine transmission might be within a phallocentric, logical tradition, following in the footsteps of Hélène Cixous, Monique Wittig, Sarah Kofman, Mireille Calle-Gruber, Judith Butler, Catherine Malabou, etc.

      Site : Centre de Recherches en Études Féminines et de Genres ~ Écritures de la modernité


      1.  Je remercie Sarah-Anaïs Crevier-Goulet, qui a participé à l’élaboration de ces séances de séminaires, et proposé le titre pertinent et percutant de « Spectres et rejetons des Études Féminines et de Genres ».

      2.  Dely, Carole, « De la philosophie, et derechef qu’elle fait ma-â-l-e ? », Sens Public, décembre 2008.

      Articles (10)
      Si la femme a longtemps été définie par son rôle de mère, n’en demeure-t-elle pas moins une femme ? C’est ce que cet article tente de déterminer en analysant l’évolution de la place que tient la mère à partir d’une conception patriarcale jusqu’au mouvement féministe. Tantôt valorisée, tantôt blâmée, la …
      Écrire l’amour. Écrire la sexualité. Quel(le) auteur(e) n’a jamais écrit quelques lignes à ce propos ? A travers ce leitmotiv de la littérature, il semble alors difficile de se faire une place. Et si justement, cet espace, on le trouvait ailleurs, autre part et autrement ? Violette Leduc sort des …
      Le courant évolutif des relations sociales entre les sexes dans les dernières décennies du 20e siècle a donné lieu à une remise en question fondamentale de la philosophie. Tandis que Jacques Derrida entreprenait de déconstruire une puissante assise phallocentrique structurelle de la tradition philosophique (cf. Jacques Derrida, la déconstruction du …
      « Comment ne pas nommer » est un principe méthodologique à double tranchant : comment pourrait-on se passer de noms, autrement dit de définitions, de désignations, d’enseignes, de signatures ? et cependant, comment pourrait-on tenter d’éviter de définir, d’assigner, d’identifier, de catégoriser ? Sarah Kofman et Maria Zambrano proposent des …
      Dans "Changer de différence. Le féminin et la question philosophique" publié chez Galilée en 2009, Catherine Malabou déclare que la philosophie est le tombeau de la femme. Et Carole Dely lors d’une conférence en Sorbonne, en décembre 2008, posait la question : « De la philosophie, et derechef qu’elle fait …
      Si depuis des siècles la femme a été définie par son rôle de mère, n’en demeure-t-elle pas moins une femme ? Cet article analysera l’évolution de la place que tient la mère à partir d’une conception patriarcale jusqu’au mouvement féministe. Tantôt valorisée, tantôt blâmée, la maternité se situe à l’origine …
      L’ironie peut-elle prendre à cœur ses cibles ? Dans la nouvelle « Schiave » de Clelia Pellicano, jouée en présence de l’autre l'ironie est un art du conflit, parfumé de complicité, de légèreté, d’ambiguïté. Le texte vibre d’oscillations entre empathie et distanciation. Il nous emporte dans un corps à corps …
      Partant d’une lecture rapprochée du Ravissement de Lol V. Stein de Marguerite Duras, centrée sur l’usage qui y est fait du pronom elle, ce texte se propose de mener une réflexion sur la manière dont la littérature parvient ou non à représenter le féminin. En fait, ce qui est assez …
      Comment le travail poétique peut-il penser le corps ? L’écriture peut-elle « changer la vie » ? Ce sont là des questions auxquelles a tenté de répondre Monique Wittig à travers son travail d’écrivain, indissociable des luttes féministes et lesbiennes dont elle a été une ardente représentante dans les années …
      Le corps de la femme dans le récit au féminin marocain porte la marque de la dépendance, montre l’inégalité de la lutte, trahit le malaise et le mal-être des personnages féminins. La métamorphose du corps féminin est intimement liée à la question identitaire, si présente dans la littérature féminine marocaine. …