C’est dans le cadre d’un séminaire en Sorbonne intitulé « Hospitalité de la littérature, Passage des arts » que les textes de ce dossier ont été présentés. Quatre lectures, chacune singulière, d’un même livre Tombeau d’Akhnaton, roman de Mireille Calle-Gruber publié à La Différence en 2006.
Dans cet article, David Annoussamy, d’origine indienne, donne une présentation du Tirou-koural. Cette œuvre majeure immensément traduite – elle vient immédiatement après la Bible – est l’oeuvre tamoule qui a fait l’objet du plus grand nombre de commentaires. Elle a inspiré tous les poètes postérieurs qui lui ont emprunté, jusqu’aux Européens qui l’ont étudiée et ont été conquis.
Résumé : Ce n’est pas seulement la date qui rapproche Les Statues meurent aussi et Les Voix du silence, mais une même problématique : qu’advient-il d’une création lorsqu’elle est annexée par l’art et le musée ? Le film semble être une réplique, polémique, à l’œuvre de Malraux : défense d’une empathie (Einfülung) que Malraux critique dans la mesure où elle ruinerait toute possibilité de métamorphose. Pourtant, par-delà les oppositions, une même affirmation est présente : celle d’un homme qui se dresse, par ses créations, contre le destin. L’universel qui s’esquisse alors ne saurait se réduire à celui au nom duquel l’Occident a trop souvent détruit les autres cultures.
Abstract : It is not only the date that brings Les Statues Meurent aussi and Les Voix du silence together but a same problematic : What happens to a creation when it is annexed by art and the museum ? The film seems to be a controversy, a reply to (...)