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ESSAIS

L’intertexte collectif de Belles Latinas 2004

25 février 2005

Résumé : "L’idée de départ était d’offrir au public de cette rencontre littéraire, la possibilité non seulement d’écouter les écrivains invités, mais aussi d’écrire. En effet, parmi le public qui assiste à ce type de rencontres, maints participants aiment la littérature au point de vouloir devenir écrivains eux-aussi. Ou, en tout cas, de pratiquer l’écriture en tant que moyen privilégié de la communication humaine (...)"






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Voir le roman électronique de Roberto Gac : La Société des hommes célestes. Un Faust latino-américain

 

L'idée de départ était d'offrir au public de cette rencontre littéraire, la possibilité non seulement d'écouter les écrivains invités, mais aussi d'écrire. En effet, parmi le public qui assiste à ce type de rencontres, maints participants aiment la littérature au point de vouloir devenir écrivains eux-aussi. Ou, en tout cas, de pratiquer l'écriture en tant que moyen privilégié de la communication humaine. A l'époque d'Internet et des e-mail, écrire devient à la portée d'un nombre chaque fois plus important d'internautes. Nous appuyant donc sur les facilités accordées par la revue électronique Sens-Public et le site web de la revue Espaces-Latinos, nous avons proposé aux intéressés de rédiger quelques lignes autour de la légende de Faust et Méphistophélès. Ce choix est justifié en partie par l'actualité mondiale sur fond de guerre et de terrorisme, où la lutte entre "le Bien et le Mal" pousse G.Bush à traiter Ben-Laden de « Satan » ... et réciproquement ! La littérature -qui a fait du Bien et du Mal, de la Connaissance et du Plaisir, de la Mort et de l'Amour- la matière de ses textes classiques, offre une porte d'accès pour la compréhension de l'époque si dangereuse que nous vivons. Les élèves du Lycée Edouard Herriot de Lyon, par exemple, l'ont bien compris et, guidés par leur professeur d'espagnol, Madame Michelle Gavanou, ils ont collaboré, à partir du CDI de leur établissement, à cette tentative d'écriture collective. Voici quelques échantillons, tissés intertextuellement avec des collaborations d'autres intervenants et avec des citations des Faust classiques, signalées en caractères italiques-gras :

"QUI EST MEPHISTOPHELES ?", se demandent ces deux jeunes filles, Lola et Boubou, en classe de terminale. "En général nous disons, c'est le DIABLE. Mais nous pensons que chacun a son Méphistophélès ! Par exemple, pour l'enfant c'est le monstre qui vit sous son lit. Pour l'adolescent, c'est son professeur ou ses parents. Pour nous, c'est l'anglais, le terrorisme, la guerre... beaucoup de choses qui se sont incarnées en choses fictives. Eternel exclu... Je suis la mort, parce que je sais la limite de l'infini, et que c'est ainsi que Dieu meurt en moi(1)", leur souffle le grand poète portugais, Fernando Pessoa.

Le terrorisme, la guerre, mais aussi MEPHISTO-CANNABIS, suggère Pierre-Raphaël, du lycée d'Etampes. "Dans un de ses moments de dépression, le jeune Faust planait. Lui, doux rêveur, pensait mille choses, il rêvait d'utopies, fantasmait sur la vie, il voyageait au-delà de la réalité, traversant un monde onirique. Parfois, durant son périple, il se demandait s'il n'avait pas perdu le cap en empruntant ces sombres sentiers, s'il n'allait pas payer pour ces moments de plénitude offerts par Méphisto-Cannabis. Qui lui avait vendu cette substance ? Quel était le pacte ? Où était l'arnaque ? Peut-être dans cette sombre caverne où l'imagination se condamne à des tourments qu'elle s'inflige elle-même !(2) Lorsqu'il ressurgissait, imprégné d'émotions, pénétré de sentiments et qu'il les exprimait, ses pensées n'étaient alors pas comprises. "Faust n'est pas de ce monde" disait-on. "Il ne parle que de choses irréelles, il est fou." Sa vision du monde perçue comme subversive était donc incompatible au matérialisme de la société qui l'entourait ; on aurait voulu le neutraliser, par peur qu'il bouleverse l'ordre existant. Envahi par ce sentiment d'être comme un étranger sans but et sans patrie, tandis que pris de vertige et titubant, il avançait au milieu des tourments, avec d'un côté le sombre abîme de son âme et de l'autre la paroi rocheuse de ce monde sans issue,(3) Faust adolescent se recroquevillait, se repliant sur lui-même, s'immergeant dans le crépuscule, condamné à renaître incompris..."

" Nous devons vivre pour mourir ? Alors, à quoi cela sert-il de vivre ?" se demandent Stéphanie Ley et Charlotte Tournier. "Comment jouir de notre vie si nous ne pouvons pas la contrôler ? Le temps, depuis toujours, obsède les êtres humains. Méphistophélès est le seul qui puisse le contrôler. C'est-à-dire, pour nous, la mort est l'esclave du temps, et nous, nous sommes les esclaves de la mort. L'illusion de la vie est horrible, mais l'horreur de penser que la mort casse cette illusion et la change en réelle révélation de vérité certaine, quelle horreur !(4)" répondrait Pessoa.

 "Ecoutez, écoutez nos PETITS DELIRES..." nous proposent Leïla Fawal et Diane Gagneret :

Deux chocolats chauds, la vitre du café brille sous le matin. En face, le lycée, la façade un peu grise en automne. Deux adolescentes à une table, deux brunettes. L'une pense, les yeux dans le vague, puis lève les yeux.

- Si je retrouvais mes parents ?

 

Grand silence. L'air parle mieux que des mots.

 

- C'est dur d'être orpheline. Où que j'aille, j'ai si mal, si mal, si mal...(5) Je veux dire... Je me mettrais à pleurer, je pleure, pleure, pleure, mon cœur se brise en moi.(6) Je me jetterais dans leurs bras, j'ignorerais ma mère, mon père ? Qu'est-ce que je ferais ?

 

Ma mère, la catin,

Elle m'a tué !

Mon père, le coquin,

Il m'a mangé !(7)

 

- Tu demanderais à te connaître, tu leur demanderais...

- Justement. J'ai l'impression de ne plus connaître personne. Et sûrement pas moi. Hélas ! Hélas ! Si je pouvais échapper à ces pensées qui de toute part m'assaillent !(8) Si une maison était en feu, je sauverais ceux en danger, je m'enfuirais ? Si je devais mourir, je me tuerais ? Dieu puissant ! Quelle détresse !(9)

- Moi non...

- Tu en es sûre, au moins ? Tu ne l'as pas vécu.

- Toi non plus, si ?

- A ton avis, c'est quoi, être quelqu'un ? Qu'est-ce donc qu'être ? Qu'est-ce que cet « avoir » de l'être ?(10) Etre différent ? Les hommes sont tous pareils mais chacun est unique, c'est la vérité ou du charabia ? Tant d'autres êtres dans l'inconscience démesurée de leur inconscience !(11) Moi je n'ai pas eu de modèle, et alors... alors quoi ? Qu'est-ce donc qu'exister -non pas nous ou le monde- mais exister en soi ?(12) 

- Alors, je n'en sais rien. On a tous des envies, des passions, des défauts... Lesquels ? ça dépend. Le métier, l'avenir, c'est quand même flou, on ne sait pas toujours. Parfois quand je pense à mon avenir un abîme s'ouvre soudain devant lequel titube mon être.(13)

Un de ces jours il faudra se connaître. Savoir ce que c'est, vivre. Il y a exister, et vivre. Et être... On saura. L'Etre est l'Etre : c'est évident. Mais Etre... Etre... Terme vide et gros d'absolus... Mais en lui-même... L'être est l'être... Transcendant le relatif et l'absolu. L'Etre est l'Etre ; c'est l'unique vérité.(14)"

 Or, pourquoi rechercher la connaissance ?, s'interrogent Marion Gautheron et Bryan Eliason, à l'instar de Faust :

"Pourquoi rechercher la connaissance ? Où peut-elle nous amener ? Que cherche-t-on à atteindre ? Je voudrais tenir en moi ce à quoi j'aspire obscurément : la pensée qui tout embrasse en une profonde et unique connaissance.(15) Le mal est-il provoqué par l'extérieur ou avons-nous tous un Méphistophélès en nous ? Le diable est inséparable du tableau et affirme sa réalité, complémentaire de celle de Dieu.(16) Peut-il nous apporter quelque chose ? Peut-il nous aider à atteindre nos buts, ou devons-nous le combattre ? Peut-on dire que la société dans laquelle nous vivons nous déforme et installe cette part négative en nous, ou cette dernière est-elle le propre de l'humain ? Le mal et le Malin sont l'exutoire nécessaire, la conséquence inévitable de la sainte existence de Dieu.(17)

Nous nous posons juste toutes ces questions sans pouvoir y apporter de réponses... Perdu au labyrinthe de moi-même, je ne sais plus quel est le chemin qui me mène d'ici à la réalité claire et humaine.(18) "

 Pourquoi ne sommes-nous pas capables de répondre à ces questions qui nous concernent ? s'inquiète REDACTEUR I : L'essence du mystère, son horreur réside dans le fait de ne rien comprendre et de ne pas savoir pourquoi l'on ne comprend rien.(19) Et si c'était justement l'incapacité de répondre à ces questions, à toutes ces questions... si c'était ça le Méphistophélès de l'adolescent ? Pour ce qui est de la belle jeunesse, jamais elle n'a été aussi impertinente !(20)"

Mais c'est peut-être la faute à MEPHISTODIEU ? répond REDACTEUR II. "Pourquoi implorons-nous Dieu ? Nous lui demandons d'exaucer nos prières, de réaliser nos désirs, d'accéder à nos demandes... Dieu puissant, aie pitié ! Dieu miséricordieux, viens-nous en aide dans notre détresse !(21) Ne nous trompons-nous pas de personnage ? Ne prenons-nous pas Dieu pour Méphistophélès ? Le Diable n'est rien d'autre que la conscience de Dieu qui se ternit, un rêve que Dieu fait, un rêve désordonné.(22) Pauvre Méphistophélès ! Etre le Diable est pauvre !...(23) Quelle imposture... Dans tout mouvement vital, les forces démoniaques se cachent derrière les qualités ordonnatrices.(24)"

 "Et puis, quoi encore" ! lui répond Méphistophélès (G.W.) : " On me prend pour un cul-de-lampe ?(25) Est-ce que j'existerais si les hommes ne m'imploraient jamais ? Alors il faut bien que je les accable de temps à autre, et qu'ils succombent. Et que j'en sauve quelques-uns du désespoir pour humilier davantage tous les autres. "

 Mais dès que Méphistophélès s'en mêle, même anonymement, les ennuis et les calembours commencent :

" Faust s'y faut ! A la fin, la distance infinie. Pour l'heure, la correspon­dance. Par ce chemin, nous sommes loin encore du but.(26) Echanger, trafiquer les paroles, pianoter et annoter, converser, faire durer le plaisir de l'intertexte. Travaille donc dans la nouveauté ! Car seules les nouveautés nous attirent.(27) Que ne demanderions-nous pas pour observer par-delà les espaces et les temps ? Croix-Rousse et Bellecour se répondent, et c'est un monde de joie qui se diffracte et craint de voir les messages se perdre... "

 Effectivement, deux vaillants garçons, élèves du lycée Edouard Herriot (N.N. ??), après avoir rédigé un laborieux texte où ils faisaient mention explicite et courageuse de Méphistophélès, virent leur message perdu dans l'infini du Net informatique. La même mésaventure arriva à Nicolas Folch, poète et professeur de littérature, qui travailla pendant une heure sur l'ordinateur du cybercafé d'Espaces-Latinos (place Colbert), avant d'envoyer son texte... en Enfer, où il s'égara pour toujours. Furieux, à juste titre, il écrivit à Méphistophélès un e.mail de protestation. Voici la réponse du Malin :

" Permets-moi de rire de toi et de tes amis écrivains. Au Diable ces gens-là ! Je ne souffre d'être loué que par des hommes, et les plus hauts d'entre eux, seuls, savent parler de moi...(28) Tu pensais que tu étais arrivé à pendre Faust dans la fourche de ton texte ; mais le texte s'est perdu... Tu as rêvé. Tes médiocres jongleries, ta prose poétique, ne seront jamais une corde suffisamment solide pour retenir mon cou. Mon vieux chien M. me m'a jamais laissé seul et il a pissé sur les circuits de l'ordinateur où s'est perdu votre exécution. Personne ne saura jamais ce qui s'est passé dans la première partie de cette histoire. Mais je vais te raconter ce qui arriva quand tu es sorti furieux du cybercafé. Cela t'a coûté un énorme effort de te concentrer au milieu de ce brouhaha pour tenter de me tuer avec tes amis en m'accusant de votre échec littéraire et, finalement, voir disparaître ton travail dans le néant. Permets-nous de rire, moi et mon vieux chien M. Ha, Ha, Ha ! Tu es parti sans voir que « cette larve transparente tombant de l'arbre » n'était que ma peau, une chrysalide de ma sagesse. Tu as bien écrit « obscurci par nos yeux » car dans l'obscurité de ta médiocrité tu n'as pas vu le papillon, un papillon diapré, l'hetaera esmeralda, qui t'a ensorcelé par son attouchement(29), s'agitant entre les ombres de l'écran cybernétique. Tu n'as pas vu mon vol incroyable et mille fois supérieur à toute poésie, ni les merveilleuses couleurs de mes ailes nocturnes qui obscurcirent ton texte tandis que mon vieux chien M. (toujours très servile envers Faust) leva sa patte arrière et pissa sur les circuits... Kaput ! Ton texte et le Faust exécuté se sont perdus. Permettez-nous de rire de toi et de tes amers amis écrivains inconnus. "

 Il faut donc rire, de temps en temps, pour s'opposer au Malin. C'est ce que tente de faire Eléonore, peut-être inspirée par la randonnée en péniche sur la Saône et le Rhône à laquelle furent invités les écrivains participants à Belles Latinas :

« Fou, Rien et Personne sont sur un bateau. Personne tombe à l'eau. Rien dit à Fou : vite, vite, va chercher les secours. Fou décroche le téléphone et dit : Allô, je suis Fou et j'appelle pour Rien, Personne est tombé à l'eau. » La démangeaison du rire est irrésistible. Par une malédiction, il m'a toujours fallu éclater de rire devant les manifestations les plus mystérieusement impressionnantes.(30)"

 Finalement, les messages perdus furent retrouvés au Chili, dans l'Enfer du désert d'Atacama, par Francisco Aguilar, professeur d'espagnol. Bien entendu, Méphistophélès changea à sa guise les données des messages égarés  :

" CENDRES, LE POMPIER "

"Ballade dans les rues d'Arica par une douce nuit d'été. Extrême limite Nord pour les Chiliens. En vacances avec ma grand-mère Esperanza. Nous nous promenions vers le Morro, de là-haut nous pouvions dominer océan et désert. Soudain, il me sembla apercevoir entre les pierres un scorpion gris comme les cendres et je demandai à ma grand-mère si elle connaissait cette espèce. Elle me répondit que les gens d'ici l'appellent « Cendres, le Pompier ». C'était un petit Indien qui ne craignait pas les scorpions et qui prenait un grand plaisir à s'amuser avec eux. Jeu de vie et de mort. Lorsqu'il en capturait un, il l'amenait loin dans le désert, traçait une ronde de feu autour de sa proie. Il se réjouissait d'observer l'animal assiégé qui décidait, d'un geste presque héroïque, de diriger sa queue vers son dos afin de s'injecter le liquide fatal pour ne pas disparaître en cendres. Mais un jour, le jeu prit d'autres senteurs, d'autres odeurs, ce n'était plus un parfum de terre brûlée mais des émanations de soufre qui agressaient les poumons de l'enfant. Cette fois l'animal resta immobile, n'essaya pas de fuir, prenant plaisir au contact du feu, retour aux entrailles, aux racines, à sa raison d'être. Et tout d'un coup, dans le brasier devenu incandescent, le scorpion se transforma en un être inquiétant et attirant à la fois. qui proposa au petit indien un pacte : son âme en échange d'une vie meilleure, riche de connaissances et de plaisirs. Notre petit Indien pensa qu'il n'avait rien à perdre et dans une épaisse fumée grise le pacte fatal fut signé. Comme le Faust de Gounod, il aurait pu demander :

 A moi les plaisirs,

 Les jeunes maîtresses !

 A moi leurs caresses !

 A moi leurs désirs !

 A moi l'énergie

 Des instincts puissants,

 Et la folle orgie

 Du cœur et des sens !(31)

 

Mais le petit Indien se contenta, modestement, de demander à être sapeur pompier... En effet, bien des années plus tard, après des rencontres, des études, des succès, l'Indien sans âme parvint à réaliser son rêve : être pompier à la caserne d'Arica. Il avait enterré au fond de sa mémoire ce lointain matin de février, tant de temps s'était écoulé depuis. Il se disait qu'il était devenu quelqu'un de bien, qu'il avait sauvé d'innombrables âmes des bras des flammes ardentes. Ce matin-là, il ne se sentit pas bien, il lui manquait des respirations et des horizons. Quelqu'un lui avait enlevé quelque chose au plus profond de son être.

Nous voici enfin au bout du voyage, au dénouement, moment où l'on paye ses dettes lointaines, une sorte de péage pour l'Au-delà. On l'avait appelé au petit matin, il y avait le feu à l'église San Marcos. Il s'occupa des manœuvres, encouragea son équipe et s'attaqua même en personne aux flammes. Mais subitement, il se retrouva entouré par une ronde de feu, il ne savait plus que faire, il ne savait comment se sauver, il ne savait où trouver le dard empoisonné pour mourir de manière héroïque.

Jamais on ne retrouva le corps de Emperador Estac. C'était son nom. La seule chose que l'on retrouva, après des longues recherches, ce fut un scorpion grisâtre qu'on baptisa « Cendres, le Pompier »

 

RESEAU FAUSTIEN

 1) PESSOA

 2) GOETHE

 3) LENAU

 4) PESSOA

 5) GOETHE

 6) GOETHE

 7) GOETHE

 8) GOETHE

 9) GOETHE

10) PESSOA

11) PESSOA

12) PESSOA

13) PESSOA

14) PESSOA

15) PESSOA

16) T.MANN

17) T.MANN

18) PESSOA

19) PESSOA

20) GOETHE

21) LENAU

22) LENAU

23) VALERY

24) T.MANN

25) VALERY

26) GOETHE

27) GOETHE

28) VALERY

29) T.MANN

30) T.MANN

31) GOUNOD

Bref, nous nous arrêtons ici pour cette première tentative d'intertexte collectif. L'année prochaine Belles Latinas proposera un autre jeu intertextuel, ouvert à tous ceux qui se passionnent pour le jeu de l'écriture... et d'Internet.

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